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Historique

Historique du planning familial R&M

Située à Visé, en Basse-Meuse, R&M est l’antenne du planning familial Estelle Mazy situé à Liège, rue de la Cathédrale. C’est dans les années soixante que le Centre Estelle Mazy a vu le jour à Liège du nom de sa fondatrice, Estelle Mazy, militante féministe et impliquée en politique.

Depuis la fin des années nonante, le Centre Estelle Mazy réalise des animations d’Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS) dans les écoles secondaires de Visé.

D’abord dans l’enseignement libre avec Le Collège Saint-Hadelin, les instituts du Sacré-cœur et Saint-Joseph ; puis, depuis 2005, dans le réseau officiel en partenariat avec l’Athénée Royal de Visé et le CEFA de Glons. Ce sont alors des centaines de jeunes de la Basse-Meuse qui sont sensibilisé·es par nos animateur·rices à ces thèmes EVRAS.

Lors de ces animations EVRAS, le public jeune interpelle nos animateur·rices : “Vous venez nous donner vos séances de prévention, mais quand nous avons besoin de vous, il est quasi impossible de venir à votre rencontre bien loin, à Liège !”.

Cette même interpellation, ce même constat, nous est alors renvoyé en 2004 par l’AMO Reliance, implantée à Visé, qui reçoit ce public jeune. 

En 2005, nous participons alors à un groupe de réflexion avec l’AMO et différent·es professionnel·les originaires de la Basse-Meuse : médecins, juristes, psychologues, assistant·es social·es, criminologues, tou·tes bénévoles afin de relever les besoins de la Basse-Meuse en matière de vie affective et sexuelle. 

Très vite s’impose ce constat : la Basse-Meuse est trop peu desservie et ce sont les jeunes qui en font les frais. Trop peu de liberté, trop peu de transports en commun, trop peu de moyens de se rendre incognito à Liège afin de bénéficier de l’aide d’un centre de planning familial. Ce sont eux, les jeunes de moins de 25 ans, qui en ont besoin !

Mais les normes de programmation de la Région Wallonne ne permettent pas de subsidier un nouveau centre de planning familial sur la zone de soin de Liège dont fait partie la Basse-Meuse. Tous les centres de planning familial sont en hyper-centre liégeois. Conclusion : pas de nouveaux moyens pour ce nouveau projet. 

Le centre Estelle Mazy prend alors une grande décision : il assumera financièrement l’antenne en sollicitant régulièrement la Province de Liège, la Ville de Visé, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région Wallonne pour soutenir ponctuellement son action en fonction des besoins de la population.

C’est alors en 2006 qu’une antenne du centre commence à s’implanter à Visé. Fruit d’une longue collaboration avec l’AMO          « Reliance », elle s’appellera « R&M » comme Reliance et Mazy ou « Erre et Aime » comme trouver son chemin en amour !  L’antenne s’adresse en priorité aux jeunes jusqu’à 25 ans.

À l’époque, pauvre en moyens, c’est grâce au soutien de Mme Viviane Dessart, alors échevine de la famille et de la petite enfance et très impliquée dans le droit des femmes et des jeunes, que l’antenne « R&M » verra vraiment le jour en 2006, hébergée gracieusement dans les locaux de l’ONE par la Ville de Visé.

Assez vite, la cohabitation des thèmes « petite enfance » et « questions liées à la sexualité », dont l’avortement, ne semble plus si évidente. De plus, l’antenne prend de l’ampleur. 

C’est alors le successeur de Madame Dessart, Monsieur Thierry Martin, qui aidera l’antenne à s’installer rue porte de Lorette en 2010. Un gros soutien logistique de la Ville sera mis en œuvre pour nous permettre d’accueillir des centaines d’enfants et de jeunes en accueil et en consultations psychologiques, juridiques et de santé sexuelle dans ces nouveaux locaux.

Une fois de plus, nous serons à l’étroit en 2016, fort·es de notre succès. C’est maintenant plus de 1300 jeunes que nous recevons chaque année ! Nous avons alors le désir de nous rapprocher géographiquement de l’AMO Reliance afin de rassembler sur un même lieu les services offerts aux enfants et adolescents sur l’entité. 

En juillet 2017, R&M déménage rue de la Prihielle dans le même immeuble que l’AMO Reliance avec le soutien de la Régionale Visétoise d’Habitation et toujours cette forte implication de la Ville de Visé. 

Avec ce déménagement, proche d’une population adulte bénéficiant de logements sociaux, nous avons un peu élargi notre action aux femmes victimes de violences conjugales, sans limite d’âge.

Les besoins sont croissants ces dernières années. Les questions d’identité de genre, de violences sexistes et des minorités ainsi que du harcèlement de rue se sont ajoutées aux préoccupations et aux demandes de notre public. 

Avec 1500 jeunes reçus par an, nos locaux ont à nouveau marqué leurs limites. 

Fin 2021, l’antenne s’agrandit alors avec l’acquisition d’un appartement supplémentaire situé juste au-dessus des locaux actuels. 

Questions violences

Si je viens au planning pour parler de violences que je subis, allez-vous m’obliger à porter plainte contre ma·on agresseur·se ?  

Non, personne ne peut t’obliger à faire quoi que ce soit. Les accueillant·es du planning seront là pour t’écouter, te soutenir et éventuellement te conseiller si tu hésites à porter plainte. Nous pourrons discuter ensemble de tout ça, t’aider à y voir plus clair, mais quoi qu’il arrive, c’est toi qui prendras cette décision. 

Questions LGBTQIA

Comment dire à ses parents qu’on est homosexuel·le ou bisexuel·le ?

Il est fréquent de se poser cette question. Il n’y a pas une seule bonne manière de faire, cela dépend de pleins de choses, notamment de ta relation avec tes parents. Parfois, en discuter avec une personne extérieur peut aider à y voir plus clair. Tu peux venir en discuter avec un.e acceuillant·e au planning familial.

Si mes parents me mettent à la porte en raison de mon attirance sexuelle, existe -t-il un lieu ou me réfugier ?

Tu n’es pas le·a seule à craindre cette réaction. Sache qu’il est plus rare que tu ne le penses que cela arrive. Si tu es mineur·e ou que tu n’as pas fini un cycle d’étude, tes parents ont ce qu’on appelle « une obligation alimentaire » envers toi et ne devraient pas te mettre à la rue. Dans la réalité si cela arrivait, il existe un refuge liégeois. En voici le contact en cas d’urgences 0460/95.35.32. De plus, ici au planning familial R et M, nous avons des consultations sociales et juridiques durant lesquelles nous pouvons également t’aider à trouver une solution sociale et juridique. Nous pouvons aussi te recevoir à l’accueil pour réfléchir, te soutenir et t’écouter dans tes peurs.  

Un·e de mes ami·es veut changer de prénom pour un prénom plus « mixte ». Je ne suis pas très à l’aise de lui poser des questions, mais je suis intrigué·e. Que puis-je faire ?

Un changement de prénom peut avoir une multitude de significations pour cellui qui décide d’en changer. Pour s’assurer de ce que ce changement représente pour cette personne, le meilleur moyen est de le lui demander directement, qu’iel puisse expliquer sa réflexion et ses besoins quant à ce nouveau prénom. 

Les changements peuvent faire peur, mais les non-dits n’aident malheureusement pas à effacer les inquiétudes. Comme il s’agit d’une personne que tu connais bien, il est très probable qu’elle puisse entendre tes questions, tout en gardant à l’esprit que le plus important dans ces échanges est le respect de l’autre, de ses besoins et des tiens. Cette discussion pourrait même vous permettre de vous comprendre encore mieux et de renforcer vos liens d’amitié déjà très forts. Notre porte est également ouverte pour en parler. Vous pouvez même venir ensemble !

J’ai vu quelques images d’un film porno gay et ça m’a fait quelque chose. Est-ce que j’aime les garçons ? Est-ce que je suis homo ?

Voir des images pornographiques provoque forcément des effets. Excitation, dégoût, plaisir , honte… tout est possible et  peu se mélanger. C’est tout à fait normal. Cela peut même être un peu « traumatisant » quand on est pas prêt·e à les voir. Être émoustillé·e par des images érotiques, quelles qu’elles soient, ne répond pas à la question « Suis-je gay ? » Cela veut juste dire que tu as une réaction émotionnelle ou physiologique à cette stimulation. Dans tout les cas, si tu reste avec des questions, tu es le·a bienvenu·e pour en parler à l’accueil. Si tu préfères, il existe aussi les Maisons Arc-en-Ciel, ou MAC. Il y en a deux dans la région : 

  • La Maison Arc-en-Ciel de Liège, située Rue Hors-Château, 9 à Liège. Tu peux les contacter à courrier@macliege.be ou au 04/223.65.89
  • La Maison Arc-en-Ciel de Verviers, située Rue Xhavée, 21 à Verviers, au fond du parking de la piscine. Tu peux les contacter au 087/39.89.41 

Je suis un garçon trans et j’aurais aimé en faire part à ma famille mais iels sont très traditionnel·les. Je ne sais pas comment leur dire et j’ai peur de leur réaction. 

Chaque coming-out est personnel, et la façon de le faire appartient à chacun·e et dépend de la relation avec la personne qui reçoit l’aveu. Privilégier sa sécurité et ne rien dire est un bon moyen de défense, mais certaines personnes ne peuvent pas garder ce secret pour toujours. Au planning, tu trouveras une personne à qui parler pour trouver le meilleur moyen de le dire, évaluer la situation et penser à toutes les réactions possibles, et donc t’y préparer. 

Questions ist

Qu’est-ce qu’une prise de risque, ou rapport à risque ?

On parle de risque de transmission d’IST lors :

  • d’un rapport sexuel vaginal, anal ou oral sans moyen de protection (préservatif interne ou externe, carré de latex) ou après un accident de protection (préservatif qui glisse ou se déchire),
  • d’un partage de sextoys (sans nettoyage ou préservatif),
  • d’un partage de matériel d’injection lors de prise de drogue,
  • d’un contact avec les lésions, verrues génitales, ampoules (herpès)… sur la peau d’une personne infectée.

En cas de prise de risque, il est préférable d’en parler avec un·e professionnel·le de santé, et au besoin de se faire dépister. Tu peux d’adresser au planning familial.

Peut-on guérir des IST ?

C’est le cas pour la plupart des IST. Celles-ci peuvent être traitées et guéries sans laisser de séquelles si on prend rapidement un traitement. Il est important de bien suivre le traitement prescrit jusqu’au bout. Il faut aussi penser à prévenir ses dernier·es partenaires pour qu’iels se fassent dépister et éviter d’avoir des relations sexuelles pour ne pas transmettre l’IST.

Néanmoins, certaines IST, comme le VIH/SIDA, ne guérissent pas. À ce jour, il existe des traitements permettant de faciliter la vie des personnes séropositives, mais ces traitements ne permettent pas l’éradication du virus. Ils permettent néanmoins de réduire la charge virale du VIH jusqu’à ce que la personne ne puisse plus le transmettre, ni à ses partenaires, ni à son enfant via la grossesse. Ces traitements permettent aussi d’arrêter la progression de la maladie, pour que le VIH ne devienne pas SIDA.

Questions cont urgence

Est-il vrai qu’on ne peut prendre que 3 pilules du lendemain dans notre vie ? 

Non, cette information est totalement fausse. Il n’existe pas un nombre limité de pilule du lendemain qu’on peut prendre dans notre vie. Néanmoins, il ne faut pas oublier que c’est une contraception d’urgence et non un moyen de contraception, donc il ne faut pas en prendre une dès qu’on a un rapport sexuel.